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Choix du sexe de l'enfant par avortements successifs
Une question que l'on peut se poser depuis 2004, date à laquelle des sociétés privées ont commencé à proposer des tests dès 6 semaines de grossesse sur le sexe des enfants. Des tests disponibles à la vente, notamment sur Internet.
Attention à ne pas applaudir trop vite. Ce test permet en effet la sélection du sexe de l’enfant, l’IVG étant
autorisée en France jusqu’à la douzième semaine. Un couple peu scrupuleux désirant un garçon pourra ainsi avorter chaque fois que ce test lui apprendra attendre une petite fille et non un
garçon.
Une sélection dramatique et scandaleuse, tant éthiquement que démographiquement, et qui rappelle étrangement la situation actuelle de l'Inde et de la Chine (voir vidéo ci-dessus). La politique chinoise de l’enfant unique avait provoqué d’écœurants infanticides de filles, ainsi que de nombreux avortements liés au sexe de l’enfant. Des pratiques qui perdurent et qui sont responsables du grave déséquilibre démographique de la Chine et de l'Inde d’aujourd’hui. Il manque désormais plus de 160 millions de femmes en Asie.
"On est pas en Inde", est la réponse classique opposée. Un revers de la main qui n'a plus cours depuis qu'une étude montre qu'aux Etats-Unis aussi, les Asiatiques avortent les petites filles.
Il est indispensable de prévenir l’arrivée de telles pratiques et d’y mettre un coup d’arrêt rapide et définitif. Sinon, à quand la sélection de la couleur des cheveux ou des yeux, voire un jour, peut-être, du QI estimé ?
Allez plus loin : Avortement sélectif: il manque désormais 163 millions de femme en Asie
Voir une publicité indienne contre l'avortement sélectif