Bonsoir à vous, J'ai mes opinions qu...
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Bonsoir à vous, J'ai mes opinions quant à l'avortement et, de ce que je lis ici, vous ne les partagez pas. Je ne suis pas dans le mépris, car j'estime que chacun a le droit d'avoir ses propres opinions. Néanmoins, deux questions me taraudent: comment percevez-vous les femmes qui avortent? Que diriez-vous à une personne qui vous dirait: si ma mère n'avait pas avorté, je ne serai pas là aujourd'hui. C'est mon cas. Mes parents voulaient deux enfants. La première grossesse s'est passée sans aucun problème. La deuxième, non. Le choix de l'avortement fut difficile, vous pouvez sans doute (?) l'imaginer. La troisième grossesse s'est bien passée et je suis là aujourd'hui pour le dire. Ma question ultime sera peut-être naïve, mais pourquoi condamner en bloc l'avortement? (bien sûr, cette dernière question sera peut-être inutile à l'éventuelle réponse que vous donnerez à la toute première)... Dans l'attente de votre (vos) réponse (-s), je vous prie de bien vouloir agréer l'expression de mes cordiales salutations.



Je perçoit les femmes comme des victimes. C'est pourquoi j'ai fondé ce site : pour informer, et en particulier pour informer les femmes. Il suffit de se promener sur les forums internet pour constater qu'elles avortent souvent sous la pression (de leur conjoint, de la famille, sous la pression économique), et qu'elles en souffrent a posteriori, en disant : "si j'avais vraiment su, je ne l'aurai pas fait". Il y a aussi une minorité qui sait parfaitement, et qui avorte cinq ou six fois, et je trouve ce comportement condamnable, heureux de voir que c'est aussi l'appréciation de la majorité des femmes. C'est aussi pourquoi il y a une partie "aide aux femme" dans ce site qui, je le souhaite, prendra de l'ampleur afin d'aider les femmes à éviter l'IVG, et le cas échéant à surmonter cette épreuve.
Ce que vous avez décrit : "si mes parent avaient avorté, je ne serais pas là" est communément appelé le syndrome du survivant, et il peut être étendu : des enfants peuvent même culpabiliser sur leur "petit(e) frère(soeur) avorté(e)". Les cas sont rares mais ils existent bel et bien. Je pense que c'est là la prise de conscience de notre génération (celle née après la loi Veil) que le foetus est l'un des stades de la vie (comme l'enfance, l'adolescence etc. et jusqu'à la viellesse). Et l'on pourrait dire "si l'on m'avait tué enfant, je ne serai pas là". La réaction naturelle me paraît d'être enclun à protéger ce que nous avons tous été un jour : enfant, foetus, et ce que nous seront (viellesse) : c'est l'objectif premier de la société : protéger les plus faibles pour échapper à la loi de la jungle.
C'est là que j'en arrive à la troisième question : vous avez fait preuve dans le début de votre question d'un certain relativisme (vous avez votre opinion, j'ai la mienne, d'où aussi peut-être votre question sur : comment peut-on condamner l'avortement "en bloc"). Or sur certains point, on ne peut pas céder à ce relativisme, surtout quand il s'agit de la vie humaine et de sa protection, qui est à la base de tout loi humaine. Si j'amende la première des loi qui est est l'interdiction de tuer, j'enlève la pierre angulaire de la loi. Et je ne peux pas accepter les opinions selon lesquelles il pourrait être normal de tuer. Reste à prouver que le foetus est bien vivant. Tout porte à y croire, et en tout cas personne n'a jamais démontré le contraire (et je me suis bien renseigné sur le sujet) donc dans le doute, il faut absolument s'abstenir de prendre le risque d'un génocide... Je tempérerai mon propos en disant qu'il est légitime de discuter des cas extrêmes (qui par définition ne sont pas la règle) et en particulier l'avortement sera toujours justifié (à mon sens) si la vie de la mère est en danger.