Le conseil régional de Lombardie, présidé par Roberto Formigoni (Pdl), vient d'approuver à titre expérimental une mesure destinée aux femmes souhaitant avorter pour des raisons économiques. Une somme de 250 euro par mois, et ce pendant un période de 18 mois, sera versée aux femmes qui renoncent à une interruption volontaire de grossesse motivée par des difficultés financières.
Une femme se trouvant dans cette situation sera automatiquement orientée vers un Cav (Centre d'aide à la vie), chargé de l'informer sur cette aide financière qui s'inscrira dans le cadre d'un projet d'aide personnalisé. Selon l'opposition, il serait inadmissible que de telles associations puissent se substituer aux plannings familiaux puisque, selon la loi, seuls ces derniers sont compétents pour accompagner la femme dans ce choix difficile, dans le respect de la loi 194.
Source: La Stampa, traduction italopolis.italieaparis.net



En Italie, un fœtus a survécu à un cas d'avortement « thérapeutique » pratiqué à l'hôpital calabrais de Rossano. Mais il est décédé par manque d'oxygène 24 h après l'avortement. Médecins et infirmières ont reçu un avis d'ouverture d'enquête judiciaire par le Procureur de la République de Rossano pour vérifier si les dispositions de la loi 194 ont été violées. 
Le 30 juillet dernier, l’AIFA (Agence Italienne du Médicament) a finalement autorisé la mise sur le marché de la RU 486 par les laboratoires français Exelgyn (qui sont donc les producteurs de la pilule). Les premières pilules seront très probablement distribuées aux hôpitaux après Pâques. Précisons que le soin de choisir le cadre dans lequel aura lieu la prise de la pilule abortive est laissé aux régions elles-mêmesCependant, le week-end dernier ont eu lieu les élections régionales qui ont vu la Ligue du Nord l’emporter dans deux régions très importantes du nord : le Piémont et la Vénétie. Roberto Cota et Luca Zaia, respectivement les nouveaux présidents de chacune de ces régions, s’opposent avec virulence à l’arrivée de la pilule dans les hôpitaux des régions dont ils ont désormais la responsabilité.
Jusqu'à présent, l'italie interdisait l'usage de ce produit dont l'indication est une grossesse confirmée. L'Italie a finalement dû accepter une ouverture au nom de la liberté de commerce, le produit étant reconnu au niveau de l'Union Européenne.