avortement selectif

Avortement sélectif aux Etats Unis

Parmi les familles chinoises, indiennes et coréennes installées aux États-Unis, un déséquilibre des naissances en faveur des garçons apparaît lorsque les deux premiers enfants sont des filles, révèle une étude publiée dans PNAS.

Douglas Almond et Lena Edlund, de l'université de Columbia, ont utilisé les chiffres du dernier recensement américain de 2000 pour déterminer la proportion de garçons au troisième enfant lorsque la famille comportait déjà une ou deux filles. Normalement, pour l'ensemble des naissances, cette proportion est légèrement supérieure à un.

Etats-Unis : L'avortement sélectif se propage

Situation des Etats-Unis d'Amérique sur l'IVG

Selon une étude publiée dans PNAS, les familles chinoises, indiennes et coréennes qui vivent aux Etats-Unis présentent un déséquilibre des naissances en faveur des garçons lorsque leurs deux premiers enfants sont des filles. Dans ce cas, elles ont 1,5 fois plus de garçons que les familles d'origine européenne. Rappelons qu'en Chine, ce même chiffre était de 2,2 en 1990 et de 1,39 en Inde en 1997.

Canada : contre la sélection des fœtus en fonction du sexe

 Le 16 janvier 2012,  le Canadian Medical Association Journal a proposé que l'on interdise aux médecins de révéler le sexe de l'enfant à naître avant la 30eme semaine de grossesse, ce qui permettraient d'éviter les avortements sélectifs des foetus féminins pratiqués essentiellement par certains groupes asiatiques. 

Le Dr Rajendra Kale, rédacteur en chef du journal, a rappelé que connaître le sexe du fœtus est "médicalement sans importance" et que taire cette information pourrait être "un prix modeste à payer pour sauver des milliers de filles au Canada". Le médecin poursuit en écrivant que même si ce "foeticide" est moins important en Amérique du Nord qu'en Chine ou en Inde, "ce n'est pas une raison pour l'ignorer". Il cite des recherches montrant qu'une sélection en fonction du sexe existe au Canada dans les communautés d'origine indienne, chinoise, coréenne, vietnamienne et philippine. Par ailleurs, le recensement de 2000 révélait déjà des ratios déséquilibrés en faveur des garçons dans les familles asiatiques aux Etats-Unis.

S'il ne réclame pas une loi, le Dr Kale souhaiterait une décision collective de tous les "collèges" provinciaux, organismes professionnels de praticiens. Le médecin insiste : "Si le Canada est incapable de contrôler une pratique aussi répugnante, quel espoir peut-on avoir en Inde ou en Chine ?"

Cyberpresse.ca 16/01/12 - AFP (Michel Viatteau) 16/01/12 via la revue de presse gènétique

Une directive européenne pour lutter contre les avortements sélectifs

Un Conseil de la commission européenne a approuvé une proposition de directive européenne interdisant aux futurs parents de connaitre le sexe de leur enfant avant la naissance. Cette directive a été proposée dans le but de lutter contre les avortements sélectifs en fonction du sexe de l’enfant. 

En effet, le nombre d’avortements d’enfants de sexe féminin prend des proportions inquiétantes dans les anciens pays membres de l’URSS. 

Cette directive européenne, qui serait applicable à tous les Etats membres de l’Union Européenne, risque pourtant d’être difficilement applicable et très fortement contestée par les médecins et parents concernés.

Source : 7sur7.be 12/09/11 via la revue de presse gènéthique

Inde - Un fils avant tout

Un nombre grandissant de familles indiennes avec une fille choisissent l'avortement lorsque des examens révèlent qu'elles vont avoir une autre fille, selon une étude publiée mardi par la revue médicale "Lancet". La pratique serait plus répandue parmi les couples plus scolarisés et plus à l'aise économiquement que dans les familles plus modestes, contredisant l'idée voulant que le développement du pays freine le recours des Indiens à l'avortement sélectif.

Les avortements de foetus de sexe féminin augmentent en Inde

Le nombre d'avortements de foetus de sexe féminin a atteint un nombre sans précédent chez les Indiennes depuis que les ultrasons sont facilement accessibles, révèle une étude du Centre du marché et de l'organisation publics de l'Université de Bristol. La recherche de la professeure Sonia Bhalotra démontre que près de 500 000 foetus de sexe féminin sont avortés chaque année en Inde. Le phénomène s'observe surtout dans les familles hindoues riches et éduquées.

Taïwan : Le ministère de la Santé dénonce une proportion anormalement élevée de nouveau-nés de sexe masculin

Une vingtaine de cliniques et une cinquantaine d’obstétriciens sont actuellement la cible d’une enquête du ministère de la Santé qui les suspecte d’avoir proposé à leurs patientes des avortements sélectifs en fonction du sexe des enfants à naître.

L’avortement sélectif des filles fait craindre un séisme démographique

La Chine et l’Inde sont les pays les plus touchés par l’avortement sélectif des fœtus féminins. L’ampleur du déséquilibre démographique est telle que les autorités craignent une déstabilisation de la société. D’après un travail de l’Académie des sciences sociales de Pékin, le ratio des naissances en Chine est aujourd’hui de 124 garçons pour 100 filles (107 pour 100 au début des années 80) avec des pointes à 130 dans les campagnes [1]. N’y dit-on pas encore qu’« élever une fille, c’est cultiver le champ d’un autre [2] » ? Le poids de Confucius et de 5000 ans de traditions ancestrales demeure : le garçon assure le prestige de la lignée familiale et la transmission du patrimoine.

Déséquilibre démographique et trafic de femmes esclaves

La "pénurie de femmes" issue de l'avortement sélectif des fiiles en Asie provoque des violences inquiétantes : "le trafic des femmes nord-coréennes vendues à des fermiers chinois restés seuls. Esclaves sans aucun papier, elles sont souvent revendues à d'autres réseaux ou bien livrées à la police chinoise qui touche une prime en les renvoyant en Corée du Nord. Les mêmes scénarios se déroulent aux frontières méridionales chinoises du Vietnam et de la Birmanie", mais aussi hausse de la prostitution, achats ou enlèvements de femmes, "contraintes de 'servir d'épouse' à plusieurs hommes d'une même famille", violence chez les hommes qui ne trouvant pas d'épouses s'engagent dans "des activités à risque, violentes ou illégales". 28 à 32 millions d'hommes en Inde comme en Chine ne pourront pas se marier. Cependant, les mentalités bougent.

Pays-Bas : échographie et doublement des avortements volontaires tardifs

L'offre généralisée de l'échographie de la 20e semaine aux Pays-Bas, effective depuis 2007, a entraîné un doublement des avortements volontaires tardifs. Devant ce chiffre effrayant, le parti « Christen-Unie » (petit parti membre de la dernière coalition de gouvernement Balkenende) a proposé soit de repousser l'échographie au-delà des 24 semaines, puisque l'avortement est légal aux Pays-Bas jusqu'à ce terme, ou bien de raccourcir le délai légal de l'« IVG » à 18 semaines.

Syndiquer le contenu